Auteur : | Catégorie : Technologie et Logistique |

En 2018, 76 % des dirigeants d’entreprises de TRM déclarent avoir subi un incident lié à la cybersécurité des données. Ce n’est plus un risque ou une menace mais un réel danger qui peut toucher toute entreprise. Le secteur du transport Gare aux virus !est particulièrement vulnérable car il s’inscrit dans une chaîne d’acteurs qui partagent de nombreuses données. Avec la digitalisation en plein développement, le risque se renforce pour tous les maillons de la supply chain.

Un secteur de plus en plus digitalisé

La digitalisation du transport s’impose dans un secteur en recherche permanente de plus d’efficacité. Le déplacement physique des marchandises s’accompagne de transmission d’informations dont les échanges sont de plus en plus numériques. La géolocalisation des camions, le suivi administratif et réglementaire des conducteurs, la maintenance des véhicules se font maintenant grâce à des boîtiers connectés et à des plate-formes informatiques. Toutes ces données échangées entre les différents acteurs de la supply chain sont des cibles potentielles de cyberattaques, de piratage, de vol. Les conséquences de ces nouveaux risques peuvent être catastrophiques pour les acteurs de la chaîne de transport.

Comment se protéger ?

En plus des assurances classiques contre le vol, les assureurs proposent naturellement des polices qui peuvent couvrir les dommages directs et indirects, les pertes d’exploitation, voire les demandes de rançons. Mais comme il est très difficile de déterminer l’étendue du risque potentiel, c’est encore un secteur où peu d’assureurs sont présents. Par exemple, l’atteinte à l’image de l’entreprise visée par une cyberattaque fait partie de ces risques difficilement maîtrisables et mesurables.

Le RGPD, un cadre réglementaire contraignant mais responsabilisant

Le RGPD, même s’il ne concerne que les données personnelles, offre aux entreprises une opportunité de faire le point sur leurs pratiques de traitement des données informatisées. En vigueur depuis le 25 mai 2018, il oblige les organisations traitant des données personnelles à sécuriser leur gestion afin de protéger les propriétaires de ces données. Dans le domaine du transport routier de marchandises, cela concerne en particulier toutes les données personnelles relatives aux salariés, aux conducteurs (salariés ou sous‑traitants) et au client final, lorsque c’est un particulier.

TimoCom vous souhaite une bonne année 2019 sous le signe de la sécurité du transport routier !