Auteur : | Catégorie : Bourse de fret, Circulation, Technologie et Logistique |

La logistique d’hier et d’aujourd’hui : si nous devions relever les points qui distinguent le secteur de la logistique tel que nous le connaissons et dont ne nous pouvons plus nous passer aujourd’hui, de la logistique de nos prédécesseurs, nous ne saurions pas par où commencer. Le temps apporte son lot d’innovations et le secteur de la logistique n’en n’est pas exclu. Le développement de nouvelles technologies connaît un incroyable essor, tout comme la multitude de moyens de transport. Les itinéraires sont conçus de sorte que le transporteur réalise des économies importantes et que le client reçoive son fret à destination le plus vite possible. La numérisation a créé de nouvelles possibilités mais aussi de nouveaux besoins. Pour faire face aux besoins de clients et, par voie de conséquence, à ceux des transporteurs, la technologie a pris une place de plus en plus importante dans le secteur.

La pénurie de conducteurs est l’un des grands défis du monde de la logistique

La pénurie de conducteurs

Si nous nous tournons vers l’un des métiers autrefois le plus répandu de notre secteur, celui de conducteur, nous constatons rapidement que le monde de la logistique actuel rencontre le problème inverse : une pénurie de conducteurs. Le secteur du transport fait face, depuis presque dix ans, à une pénurie de conducteurs et les tendances indiquent que la situation n’est pas prête de s’améliorer dans les années à venir. Cette pénurie de conducteurs ne se limite pas à la Slovénie : Ce problème concerne également l’Europe de l’Ouest et d’autres pays du globe. Cette pénurie de conducteurs a des répercussions sur l’ensemble de l’économie et pas uniquement sur le secteur des transports. Elle peut entraîner des retards de livraison qui augmentent les dépenses du fournisseur et, par conséquent, les prix pour le consommateur final.

Les conducteurs professionnels sont de plus en plus vieux car l’on doit faire face à une pénurie chronique de jeunes gens qui aimeraient exercer ce métier. Les raisons de ce désamour du métier sont multiples : les conducteurs ne sont pas suffisamment motivés, ce type de travail ne leur paraît pas suffisamment intéressant ou varié et l’opinion publique vis-à-vis du transport est plutôt négative alors que peu de personnes savent que les conducteurs actuels de camions doivent surtout être des techniciens qualifiés. La situation sur les routes est chaotique, la rémunération de ce type de travail est faible et l’éloignement du foyer et de la famille doit davantage être pris en compte. Et on pourrait énumérer bien d’autres aspects. Une donnée statistique intéressante est notamment l’âge moyen des conducteurs australiens qui est de 47 ans, avec 3 % de conductrices. En Allemagne, il manque actuellement 45 000 conducteurs.

Comme nous l’avons évoqué précédemment, la situation en Slovénie est identique, la pénurie de conducteurs augmente d’année en année et les sociétés de transport se voient contraintes d’embaucher des conducteurs étrangers, généralement issus de pays d’Europe de l’Est. Les tendances en matière de logistique sont globales lorsqu’il s’agit de solutionner ces problèmes qui constituent le fondement de l’industrie du transport.

La conduite autonome serait-elle la solution ?

Alors que dans les nouveaux camions, le volant est devenu inutile, certains fournisseurs ont déjà fait d’importantes avancées en matière de conduite autonome au point de l’avoir déjà soumise à un test rapide. Le géant Google a notamment présenté avec Fiat Chrysler Automobiles un véhicule capable de rouler de manière complètement autonome. Mais la législation n’est pas encore prête pour de tels changements et nous devrons probablement encore attendre un bon moment avant de pouvoir monter dans une voiture qui se conduit seule.

Certaines sociétés de transport développent toutefois des solutions toujours plus ingénieuses lorsqu’il s’agit de remplacer les mains sur le volant ou au moins de faciliter la conduite. L’une des solutions les plus sûres et les plus écologiques est, sans nul doute, le « platooning » (peloton). Pour ceux qui ne connaissent pas encore ce terme : Il s’agit d’un trajet sur lequel au moins deux camions roulent à l’unisson en réduisant les distances entre eux, sous la forme d’un convoi routier. Les véhicules sont connectés les uns aux autres par des systèmes d’assistance technique et de contrôle. Cette technologie ne nécessite qu’un seul conducteur, la vitesse et le sens de circulation sont définis par le véhicule de tête. La distance approximative entre chaque camion est de 10 mètres.  Outre le fait que ce mode de conduite permet de soutenir, voire de libérer totalement les conducteurs, le « platooning » offre d’autres avantages : Une plus grande efficacité et une plus faible consommation de carburant, car la circulation de camions en convoi ou en colonne, peut réduire la consommation de carburant de 10 %. Cela permet donc également de réduire les émission de CO2. Des calculs ont démontré que les émissions du véhicule de tête pourraient être réduites de 8 % et celles des autres véhicules du convoi, de 16 %. Ce mode de circulation serait également plus respectueux de l’environnement. En outre, un tel mode de conduite augmente la sécurité routière car les systèmes de contrôle des véhicules du convoi réagissent plus rapidement et de manière plus fiable que l’Homme. L’erreur humaine demeure la cause d’accident la plus fréquente. Le fait est que cette technologie est principalement adaptée aux autoroutes sur lesquelles la conduite est régulière et prévisible.

Le suivi des marchandises est facilité

Comme nous l’avons déjà évoqué dans l’un de nos précédents articles de blog, le suivi des marchandises augmente la réussite commerciale et l’efficacité de l’entreprise et est également une condition importante pour l’organisation de la réception des marchandises. Ce suivi simplifie surtout les activités commerciales du transporteur mais aussi celles du client. La numérisation qui a permis le développement de la conduite autonome et de la technologie de blockchain, permet d’optimiser le transport, sans parler de l’aspect écologique. Le suivi des marchandises semble presque évident. Nous sommes capables, pendant le transport, de déterminer les coordonnées précises et l’heure à laquelle les marchandises arriveront à destination. Ceci s’applique également aux clients, et cette relation bidirectionnelle est l’une des pierres angulaires d’un avenir logistique 100 % efficace et 100 % écologique.

Comme l’on peut le voir, les tendances logistiques simplifient le processus… du transport en soi en passant par le stockage et jusqu’au suivi des marchandises. Il faudra du temps avant de mettre toutes ces innovations en œuvre mais les prévisions sont optimistes et nous pensons que nous avançons dans la bonne direction.