Auteur : | Catégorie : Bourse de fret, Circulation |

Il y a quelques semaines,nous avons publié un article concernant les voyages à vides. Il y a quelques jours,la Commission Européenne a évoqué le sujet du cabotage et comment éviter les voyages à vides. 20 % des routes parcourues par un camion sont des voyages à vides. La plupart sont les routes concernées par le cabotage.

cabotagePresque 75 % des biens et marchandises sont transportés via la route. Un camion sur cinq circule sans fret. Ce n’est ni bon pour l’environnement ni pour l’économie. Trouver un fret de retour pour les camions-citernes n’est pas chose aisée. Les hommes politiques en arrivent à la conclusion que les nouveaux règlements liés au cabotage changeraient la situation. Un transporteur
non-Françaistransportant des biens vers la France, a le droit de transporter d’autres biens en directement de la France seulement trois fois par semaine. Selon la Commission Européenne, il faut faciliter le cabotage afin de réduire les voyages à vide.

Le Vice-Président Kallas a observé que « les règles actuelles sont coûteuses pour les entreprises européennes et défavorables à tous les usagers de la route, ainsi qu’à l’environnement. Les entreprises du secteur doivent s’appuyer sur des règles claires etles chauffeurs doivent pouvoir aussi bénéficier de bonnes conditions de travail. J’espère que la prochaine Commission continuera dans cette voie.»

Si les règlements du cabotage changaient, il serait plus facile pour les transporteurs de combiner le fret et la route pour éviter et réduire les voyages à vide. Selon la Commission Européenne, chaque année, les voyages à vides causés par le cabotage coûtent 50 millions d’euros. Les transporteurs allemands calculent 34 centimes par kilomètre tandis que les transporteurs dans les pays d’Europe de l’Est calculent 11 centimes par kilomètre. La plupart des transporteurs travaillent avec les bourses de frets pour éviter et réduire les voyages à vide. Souvent, les transporteurs trouvent du fret mais pas toujours.

Pourquoi le chauffeur doit attendre des jours loin de sa famille et ses amis et où laisse-t-il le camion ? Tout ça seulement pour un retour avec des marchandises ? Qui va payer ? Environ 3 millions d’hommes travaillent dans le secteur du transport soit 300.000 entreprises dont la plupart sont des PME. Que se passera-t-il si le cabotage change ? Va-t-on trouver seulement des plaques étrangères sur les routes françaises et y aura-t-il plus ds chauffeurs français au chômage ?

 

 

source: lefigaro.fr, europa.eu

 



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